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✦ Illustre ✦
Stefano Stefano di Giovanni, dit Sassetta
peintre
Sur les pas de Stefano Stefano di Giovanni, dit Sassetta — ses œuvres & ses lieux sur la carte →
Contributions & œuvres
Formé dans la tradition de Duccio et de Simone Martini, Sassetta renouvelle la peinture siennoise en y faisant entrer, sans les laisser dominer, l'espace et le volume florentins. Son chef-d'œuvre est le grand polyptyque peint pour l'église San Francesco de Borgo San Sepolcro (1437-1444), démembré depuis et dispersé dans les musées d'Europe — l'un de ses panneaux, « le Mariage mystique de saint François d'Assise », est conservé à Chantilly : François y épouse dame Pauvreté, qui s'élève au ciel dans un envol d'une douceur inoubliable.

Partout la même alliance : la ferveur franciscaine, la finesse du récit, la couleur claire et l'or, au service d'une poésie spirituelle sans égale à Sienne depuis un siècle.
Anecdote mémorable
La tradition veut que Sassetta soit mort de sa dévotion à son art : travaillant en plein hiver à une grande fresque sur la Porta Romana de Sienne, exposé au froid des remparts, il y aurait contracté le mal qui l'emporta en 1450. Il laissait inachevée l'image d'une Vierge destinée à protéger la ville — le peintre du merveilleux arrêté au pied de son dernier miracle.
Influences reçues
La grande tradition siennoise de Duccio, Simone Martini et des Lorenzetti ; et, venue de Florence, la science nouvelle de l'espace, qu'il adopte avec mesure.
Influences exercées
Il domine la peinture siennoise de sa génération et marque Sano di Pietro, Giovanni di Paolo et toute l'école jusqu'à la fin du siècle.
Importance historique
Tandis que Florence invente la perspective et la raison, Sienne, sa rivale, garde le chemin de la grâce et du rêve — et Sassetta en est le maître. Il unit l'or et l'élégance du gothique siennois aux conquêtes nouvelles de l'espace, sans jamais renoncer au merveilleux. Ses tableaux sont des visions : saints qui s'élèvent, paysages de conte, ciels d'or où le miracle paraît naturel. Il incarne l'autre voie de la Renaissance, celle du cœur et de la lumière mystique, aussi haute que la voie florentine de l'intellect.

