À voir
Coiffée de sa tour surnommée « de Peperbus » (la poivrière), la Sint-Gertrudiskerk domine la Grote Markt de Bergen op Zoom. Le corps actuel, achevé en 1477 par Everaert Spoorwater, est un pur gothique brabançon. Mais l'histoire Renaissance de l'église est celle d'une ambition démesurée et d'une conversion. En 1489, le grand bâtisseur malinois Antoon I Keldermans — l'architecte du Markiezenhof voisin — dessine un « Nieuwe Werck », une extension colossale qui devait faire de Sainte-Gertrude l'une des plus vastes églises des Pays-Bas. Faute d'argent, le chantier s'arrête en route ; le chœur et le transept neufs, jamais terminés, seront finalement démolis en 1698.
L'autre grand tournant est religieux. En 1580, au plus fort de la guerre de Quatre-Vingts Ans, l'église est pillée ; en 1586, elle passe au culte réformé. Pour trois cent quatre-vingts ans — jusqu'en 1966 — Sainte-Gertrude sera un temple protestant, avant de revenir au culte catholique. Éprouvée encore par le bombardement français de 1747, cent fois réparée, la vieille église de Bergen op Zoom porte dans ses pierres toutes les fractures de l'époque : l'orgueil bâtisseur du gothique finissant, la ruine par manque d'argent, et le grand basculement de la Réforme.
À voir : le corps gothique brabançon (achevé 1477) ; la tour « Peperbus » ; les traces du « Nieuwe Werck » inachevé de Keldermans ; l'espace intérieur marqué par près de quatre siècles de culte protestant.
Le saviez-vous ?
Le même Antoon Keldermans qui dessina l'extension inachevée de l'église bâtissait alors, à quelques pas, le Markiezenhof, le plus ancien palais urbain des Pays-Bas : deux chantiers d'un même maître, l'un debout, l'autre resté rêve.
Infos / repères
Grote Markt 10, Bergen op Zoom. Édifice religieux, Rijksmonument n° 9116. Église gothique (achevée 1477) ; « Nieuwe Werck » de Keldermans (dessiné 1489, inachevé) ; culte protestant 1586-1966. Tour « Peperbus » (couronnement de 1750).
Histoire
Coiffée de sa tour surnommée « de Peperbus » (la poivrière), la Sint-Gertrudiskerk domine la Grote Markt de Bergen op Zoom. Le corps actuel, achevé en 1477 par Everaert Spoorwater, est un pur gothique brabançon. Mais l'histoire Renaissance de l'église est celle d'une ambition démesurée et d'une conversion. En 1489, le grand bâtisseur malinois Antoon I Keldermans — l'architecte du Markiezenhof voisin — dessine un « Nieuwe Werck », une extension colossale qui devait faire de Sainte-Gertrude l'une des plus vastes églises des Pays-Bas. Faute d'argent, le chantier s'arrête en route ; le chœur et le transept neufs, jamais terminés, seront finalement démolis en 1698.
L'autre grand tournant est religieux. En 1580, au plus fort de la guerre de Quatre-Vingts Ans, l'église est pillée ; en 1586, elle passe au culte réformé. Pour trois cent quatre-vingts ans — jusqu'en 1966 — Sainte-Gertrude sera un temple protestant, avant de revenir au culte catholique. Éprouvée encore par le bombardement français de 1747, cent fois réparée, la vieille église de Bergen op Zoom porte dans ses pierres toutes les fractures de l'époque : l'orgueil bâtisseur du gothique finissant, la ruine par manque d'argent, et le grand basculement de la Réforme.
À voir : le corps gothique brabançon (achevé 1477) ; la tour « Peperbus » ; les traces du « Nieuwe Werck » inachevé de Keldermans ; l'espace intérieur marqué par près de quatre siècles de culte protestant.
Infos / repères
Grote Markt 10, Bergen op Zoom. Édifice religieux, Rijksmonument n° 9116. Église gothique (achevée 1477) ; « Nieuwe Werck » de Keldermans (dessiné 1489, inachevé) ; culte protestant 1586-1966. Tour « Peperbus » (couronnement de 1750).
Contes, légendes & anecdotes
Le même Antoon Keldermans qui dessina l'extension inachevée de l'église bâtissait alors, à quelques pas, le Markiezenhof, le plus ancien palais urbain des Pays-Bas : deux chantiers d'un même maître, l'un debout, l'autre resté rêve.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026



