HitsMap

✦ Monument ✦

Château de Güstrow

Château / Demeure·Güstrow

Sur place ? Réclamez votre carte et vos points de visite.

À voir

Château de Güstrow

À Güstrow, le duc Ulrich de Mecklembourg appelle vers 1558 l'architecte Franz Parr, d'une famille d'artistes itinérants, pour bâtir une résidence qui mêle, sous un même toit, l'Italie des arcades, la France des lucarnes et les Pays-Bas des pignons. Le résultat est le chef-d'œuvre Renaissance du Mecklembourg, cosmopolite et savant. On s'étonne, si loin au nord, de surprendre tant de langues de pierre réunies.

Ce qu'il faut regarder

Le château se déploie en plusieurs ailes articulées autour d'une cour intérieure, et c'est de cette cour — l'Arkadenhof — que se lit le mieux son ambition. Des galeries à arcades portées par des colonnes, des bandeaux de bossage, des tourelles d'escalier scandent les façades ; la brique, le grès et le stuc clair y jouent ensemble, composant un décor de représentation d'une richesse rare au nord de l'Elbe. L'œil passe des pilastres aux frontons, des portails sculptés aux lucarnes, et saisit la volonté affichée de rivaliser avec les résidences princières du sud du continent.

À l'intérieur, la salle des fêtes (Festsaal) est la pièce maîtresse : son plafond reçoit en 1620 un décor de stuc dû à Daniel Anckermann. Dans les salles d'apparat court la célèbre frise des ancêtres et des cerfs (Ahnen- und Hirschfries), suite de reliefs où la généalogie du prince et les scènes de chasse affirment le rang de la maison de Mecklembourg. Le porche d'entrée et le pont, ajoutés en 1671 par Charles Philippe Dieussart, marquent le passage au premier baroque et referment la longue histoire du chantier.

Histoire

Le site porte d'abord un château médiéval des seigneurs de Werle, puis des ducs de Mecklembourg. En 1557, un incendie détruit l'aile sud et impose une reconstruction : le duc Ulrich III saisit l'occasion de se doter d'une résidence moderne. Les travaux, lancés en 1558, sont confiés à Franziskus Parr, membre d'une famille de bâtisseurs d'origine italo-tessinoise alors très demandée en Europe centrale ; le gros œuvre de la nouvelle résidence est mené jusque vers 1565.

Le chantier se poursuit par étapes. L'aile nord est rebâtie de 1587 à 1591 par le Néerlandais Philipp Brandin, qui introduit le vocabulaire des Pays-Bas ; l'aile est est élevée en 1594 par Claus Midow. Le château combine ainsi, au fil des campagnes, des apports italiens, français et néerlandais, fondus dans une même grammaire Renaissance. L'ultime geste architectural est le porche et le pont de 1671, dus à Charles Philippe Dieussart, déjà baroques.

Résidence de la ligne ducale de Güstrow, le château connaît une parenthèse retentissante lorsque le domaine échoit, à la fin des années 1620, au généralissime impérial Albrecht von Wallenstein, fait duc de Mecklembourg pendant la guerre de Trente Ans. Après l'extinction de la ligne de Güstrow en 1695, l'édifice perd son rôle de résidence et connaît des usages variés. Il abrite aujourd'hui un musée rattaché aux collections d'État de Schwerin.

Symboles et secrets

Le décor du château est un discours de rang. La frise des ancêtres inscrit dans la pierre la légitimité dynastique du duc, tandis que les cerfs et les scènes de chasse renvoient au privilège aristocratique par excellence. Les galeries à colonnes de la cour citent ouvertement les modèles italiens, manière de dire que le Mecklembourg participe pleinement de la culture savante de son temps. L'alliance de la brique du Nord et du grès taillé, du relief sculpté et du stuc, fait de Güstrow un manifeste : ici se rencontrent les routes du goût qui traversent l'Europe de la Renaissance, du sud alpin aux Pays-Bas.

Pourquoi ça compte

Güstrow est le château de la Renaissance le plus accompli du Mecklembourg et l'un des plus importants de toute l'Allemagne du Nord. Il montre, en un seul monument, comment une cour princière relativement modeste a su convoquer les meilleurs bâtisseurs de son temps pour se hisser au niveau des grandes résidences européennes. Sa cour à galeries, sa salle des fêtes et sa frise sculptée en font un jalon majeur pour comprendre la diffusion des formes Renaissance jusqu'aux rives de la Baltique.

Histoire

Le site porte d'abord un château médiéval des seigneurs de Werle, puis des ducs de Mecklembourg. En 1557, un incendie détruit l'aile sud et impose une reconstruction : le duc Ulrich III saisit l'occasion de se doter d'une résidence moderne. Les travaux, lancés en 1558, sont confiés à Franziskus Parr, membre d'une famille de bâtisseurs d'origine italo-tessinoise alors très demandée en Europe centrale ; le gros œuvre de la nouvelle résidence est mené jusque vers 1565.

Le chantier se poursuit par étapes. L'aile nord est rebâtie de 1587 à 1591 par le Néerlandais Philipp Brandin, qui introduit le vocabulaire des Pays-Bas ; l'aile est est élevée en 1594 par Claus Midow. Le château combine ainsi, au fil des campagnes, des apports italiens, français et néerlandais, fondus dans une même grammaire Renaissance. L'ultime geste architectural est le porche et le pont de 1671, dus à Charles Philippe Dieussart, déjà baroques.

Résidence de la ligne ducale de Güstrow, le château connaît une parenthèse retentissante lorsque le domaine échoit, à la fin des années 1620, au généralissime impérial Albrecht von Wallenstein, fait duc de Mecklembourg pendant la guerre de Trente Ans. Après l'extinction de la ligne de Güstrow en 1695, l'édifice perd son rôle de résidence et connaît des usages variés. Il abrite aujourd'hui un musée rattaché aux collections d'État de Schwerin.

Sources

  1. 1.Schloss Güstrow
  2. 2.Schloss Güstrow (Staatliches Museum Schwerin)
  3. 3.Schloss Güstrow

Votre avis nous dit quoi améliorer : les photos, le texte, la position.

Fiche mise à jour le 7 novembre 2026