À voir
Château de Dhaun
Sur un éperon rocheux dominant la vallée du Kellenbach, dans le Hunsrück, Dhaun fut au Moyen Âge le château principal des Wild- et Rheingrafen. Mentionné dès 1250 comme Castrum de Dune, il fut agrandi aux XVe et XVIe siècles, période dont il conserve l'un des rares vestiges datés de la contrée.
Ce qu'il faut voir
De la phase Renaissance subsiste notamment le corps de garde supérieur, construit en 1526 : un ouvrage de contrôle de l'accès qui marque le moment où la forteresse médiévale commence à se doter d'aménagements plus réguliers et représentatifs, sans renoncer à sa fonction défensive sur l'éperon. La position, perchée et difficile d'accès, explique la longévité du site comme place forte. Au XVIIe et au XVIIIe siècle, sous le Wild- und Rheingraf Carl, le château fut converti en résidence baroque, transformation achevée vers 1729 ; cette campagne tardive a recouvert une partie de la substance plus ancienne. L'ensemble est aujourd'hui en partie en ruine, état qui laisse pourtant lire la stratification des époques, du noyau médiéval au corps de garde de 1526 et aux ajouts baroques.
Histoire
Le site, avec ses galeries souterraines creusées dans le rocher et son vaste parc, a longtemps été le centre d'un petit territoire comtal du Naheland : les Wild- et Rheingrafen, lignage issu du partage de domaines rhénans, y tenaient le siège de leur pouvoir avant le déclin de la maison et la ruine progressive du château. On le retient ici pour sa phase Renaissance, modeste mais datée, plus que pour une architecture d'apparat intégralement préservée. Dhaun illustre un cas fréquent dans le Hunsrück et le Naheland : celui du château de hauteur, d'origine médiévale, que les familles comtales adaptèrent peu à peu au goût nouveau sans jamais le reconstruire en entier, faute de moyens ou par attachement à la vieille place forte. Le corps de garde de 1526 est le fragment qui, parmi les ruines, atteste cette brève touche Renaissance avant que le baroque, puis l'abandon, n'emportent le reste. C'est à ce titre de témoin stratifié qu'il figure ici.
Histoire
Le site, avec ses galeries souterraines creusées dans le rocher et son vaste parc, a longtemps été le centre d'un petit territoire comtal du Naheland : les Wild- et Rheingrafen, lignage issu du partage de domaines rhénans, y tenaient le siège de leur pouvoir avant le déclin de la maison et la ruine progressive du château. On le retient ici pour sa phase Renaissance, modeste mais datée, plus que pour une architecture d'apparat intégralement préservée. Dhaun illustre un cas fréquent dans le Hunsrück et le Naheland : celui du château de hauteur, d'origine médiévale, que les familles comtales adaptèrent peu à peu au goût nouveau sans jamais le reconstruire en entier, faute de moyens ou par attachement à la vieille place forte. Le corps de garde de 1526 est le fragment qui, parmi les ruines, atteste cette brève touche Renaissance avant que le baroque, puis l'abandon, n'emportent le reste. C'est à ce titre de témoin stratifié qu'il figure ici.
Sources
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
