À voir
Au début du XVIᵉ siècle, l'abbaye Sainte-Gertrude de Louvain se fait bâtir un refugiehuis à Bois-le-Duc, à l'initiative de son commanditaire Petrus Was. L'idée est simple et très parlante de son époque : quand la guerre gronde à la campagne — par exemple lors des incursions du redoutable chef de guerre gueldrois Maarten van Rossum — les moines abandonnent leur abbaye ouverte aux quatre vents pour se réfugier derrière les murs sûrs d'une ville fortifiée. La maison-refuge est le pied-à-terre urbain d'une communauté religieuse en temps de troubles.
L'architecture le dit à sa manière : des pignons à redents sur les faces étroites, et, côté ouest, des tourelles d'escalier demi-rondes. On est encore dans le vocabulaire de transition, entre gothique brabançon et premières formes Renaissance, tel qu'on le pratique dans le Bois-le-Duc du temps de Jérôme Bosch, mort en 1516. Le sort du bâtiment raconte la suite : après le siège de 1629 qui fit tomber la ville, les moines durent partir, mais l'abbaye louvaniste — désormais en territoire « étranger » — garda la maison jusqu'à sa vente en 1767.
À voir : les pignons à redents des pignons courts ; les tourelles d'escalier demi-rondes de la façade ouest ; la silhouette de refuge fortifié urbain.
Le saviez-vous ?
Bois-le-Duc comptait plusieurs de ces maisons-refuges d'abbayes de tout le Brabant : signe qu'à l'époque, une ville murée offrait une sécurité que la campagne, ravagée par les bandes de Maarten van Rossum, ne pouvait plus garantir.
Infos / repères
Sint Jorisstraat / Spinhuiswal, 's-Hertogenbosch. Demeure / maison-refuge, Rijksmonument n° 21849. Début du XVIᵉ siècle. Restauré en 1940-1941.
Histoire
Au début du XVIᵉ siècle, l'abbaye Sainte-Gertrude de Louvain se fait bâtir un refugiehuis à Bois-le-Duc, à l'initiative de son commanditaire Petrus Was. L'idée est simple et très parlante de son époque : quand la guerre gronde à la campagne — par exemple lors des incursions du redoutable chef de guerre gueldrois Maarten van Rossum — les moines abandonnent leur abbaye ouverte aux quatre vents pour se réfugier derrière les murs sûrs d'une ville fortifiée. La maison-refuge est le pied-à-terre urbain d'une communauté religieuse en temps de troubles.
L'architecture le dit à sa manière : des pignons à redents sur les faces étroites, et, côté ouest, des tourelles d'escalier demi-rondes. On est encore dans le vocabulaire de transition, entre gothique brabançon et premières formes Renaissance, tel qu'on le pratique dans le Bois-le-Duc du temps de Jérôme Bosch, mort en 1516. Le sort du bâtiment raconte la suite : après le siège de 1629 qui fit tomber la ville, les moines durent partir, mais l'abbaye louvaniste — désormais en territoire « étranger » — garda la maison jusqu'à sa vente en 1767.
À voir : les pignons à redents des pignons courts ; les tourelles d'escalier demi-rondes de la façade ouest ; la silhouette de refuge fortifié urbain.
Infos / repères
Sint Jorisstraat / Spinhuiswal, 's-Hertogenbosch. Demeure / maison-refuge, Rijksmonument n° 21849. Début du XVIᵉ siècle. Restauré en 1940-1941.
Contes, légendes & anecdotes
Bois-le-Duc comptait plusieurs de ces maisons-refuges d'abbayes de tout le Brabant : signe qu'à l'époque, une ville murée offrait une sécurité que la campagne, ravagée par les bandes de Maarten van Rossum, ne pouvait plus garantir.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026


