À voir
Vers 1535, le redoutable capitaine gueldrois Maarten van Rossum se fait bâtir à Zaltbommel une demeure qui tient de la forteresse et du palais. Tourelles et créneaux lui valent son surnom de « château urbain » (stadskasteel), mais l'œil s'arrête surtout sur le décor sculpté, une Renaissance exubérante greffée sur des lignes encore gothiques. Van Rossum, homme de sac et de corde au service du duc de Gueldre, voulait une maison qui parle aussi fort que sa réputation.
Passez le porche vers le jardin arrière : le contraste est saisissant entre la rudesse militaire de la silhouette et la finesse des ornements. On lit ici la fin d'un monde — celui des seigneurs guerriers — et le début d'un autre, où le luxe se dit en vocabulaire italien.
À voir : les tourelles et créneaux ; les ornements Renaissance « uitbundig versierd » ; le jardin à l'arrière.
Le saviez-vous ?
Le même Maarten van Rossum possédait aussi la Maison du Diable à Arnhem. Menacé de démolition, l'édifice de Zaltbommel fut racheté par l'État néerlandais et restauré par Pierre Cuypers (1881-1884) : ce fut l'un des tout premiers chantiers de la protection officielle des monuments aux Pays-Bas. Rebaptisé « Stadskasteel Zaltbommel » en 2008, il abrite un musée.
Infos / repères
- Localisation : Nonnenstraat 5, Zaltbommel.
- Restaurations : 1881-1884 (P. Cuypers) et 1908 ; transféré à la Nationale Monumentenorganisatie en 2016.
- Statut : Rijksmonument n°40237.
Histoire
Vers 1535, le redoutable capitaine gueldrois Maarten van Rossum se fait bâtir à Zaltbommel une demeure qui tient de la forteresse et du palais. Tourelles et créneaux lui valent son surnom de « château urbain » (stadskasteel), mais l'œil s'arrête surtout sur le décor sculpté, une Renaissance exubérante greffée sur des lignes encore gothiques. Van Rossum, homme de sac et de corde au service du duc de Gueldre, voulait une maison qui parle aussi fort que sa réputation.
Passez le porche vers le jardin arrière : le contraste est saisissant entre la rudesse militaire de la silhouette et la finesse des ornements. On lit ici la fin d'un monde — celui des seigneurs guerriers — et le début d'un autre, où le luxe se dit en vocabulaire italien.
À voir : les tourelles et créneaux ; les ornements Renaissance « uitbundig versierd » ; le jardin à l'arrière.
Infos / repères
- Localisation : Nonnenstraat 5, Zaltbommel.
- Restaurations : 1881-1884 (P. Cuypers) et 1908 ; transféré à la Nationale Monumentenorganisatie en 2016.
- Statut : Rijksmonument n°40237.
Contes, légendes & anecdotes
Le même Maarten van Rossum possédait aussi la Maison du Diable à Arnhem. Menacé de démolition, l'édifice de Zaltbommel fut racheté par l'État néerlandais et restauré par Pierre Cuypers (1881-1884) : ce fut l'un des tout premiers chantiers de la protection officielle des monuments aux Pays-Bas. Rebaptisé « Stadskasteel Zaltbommel » en 2008, il abrite un musée.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026




