À voir
Cathédrale Saint-Blaise de Brunswick
Fondée par Henri le Lion comme église funéraire des Welf, la collégiale Saint-Blaise de Brunswick est un édifice roman et gothique. Sa dimension Renaissance tient au mobilier et aux monuments ajoutés au XVIe siècle : cloches de 1502, grille de la crypte des fondateurs et épitaphes princiers y marquent le passage du temps sur un sanctuaire plus ancien.
Ce qu'il faut voir
Parmi les apports datés du premier XVIe siècle, le plus remarquable est l'ensemble campanaire : trois grandes cloches fondues en 1502 par Gerhard van Wou — le Salvator (près de 4,8 t), la Maria et la cloche de saint Jean-Baptiste —, complétées en 1506 par six cloches d'Heinrich von Kampen. Cet art du bronze, à la charnière du gothique et de la Renaissance, compte parmi les grands témoignages de la fonderie de l'époque. Une grille Renaissance, vers 1570, ferme l'accès à la crypte et au caveau des fondateurs : elle marque l'entrée du cœur dynastique de l'église. Enfin, les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ont ajouté une série de tombeaux et d'épitaphes des membres de la maison welfe, qui font du Dom un conservatoire de la sculpture funéraire. Il faut regarder ces apports comme des strates successives sur le chandelier roman à sept branches (vers 1190) et le tombeau médiéval d'Henri le Lion, plus anciens.
Histoire
Église de prestige des ducs de Brunswick, le Dom traversa la Réforme dans un contexte particulier : le duc Heinrich der Jüngere (mort en 1568) resta fidèle à l'Empereur et au pape, avant que la ville ne bascule dans le luthéranisme. Cette histoire politique mouvementée explique la densité des monuments funéraires des Welf, qui firent du sanctuaire le lieu de mémoire de leur lignage. La fonte des cloches en 1502-1506, dans l'atelier itinérant de Gerhard van Wou, l'un des plus grands fondeurs du temps, rattache Brunswick au réseau nord-européen de cet art. Pour l'atlas, le Dom illustre une Renaissance d'appoint : non une reconstruction, mais l'enrichissement d'un sanctuaire roman par le bronze, le fer forgé et la sculpture funéraire, au fil d'un siècle où la dynastie welfe affirmait sa présence dans la pierre de sa première église.
Histoire
Église de prestige des ducs de Brunswick, le Dom traversa la Réforme dans un contexte particulier : le duc Heinrich der Jüngere (mort en 1568) resta fidèle à l'Empereur et au pape, avant que la ville ne bascule dans le luthéranisme. Cette histoire politique mouvementée explique la densité des monuments funéraires des Welf, qui firent du sanctuaire le lieu de mémoire de leur lignage. La fonte des cloches en 1502-1506, dans l'atelier itinérant de Gerhard van Wou, l'un des plus grands fondeurs du temps, rattache Brunswick au réseau nord-européen de cet art. Pour l'atlas, le Dom illustre une Renaissance d'appoint : non une reconstruction, mais l'enrichissement d'un sanctuaire roman par le bronze, le fer forgé et la sculpture funéraire, au fil d'un siècle où la dynastie welfe affirmait sa présence dans la pierre de sa première église.
Sources
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
