À voir
Suivez l'horloger qui, chaque jour, veille sur le mécanisme de la plus ancienne horloge de tour à rouage astronomique d'Allemagne. Marx Schwarz était mort en la laissant inachevée ; Jacob Diem, venu de Tübingen, l'acheva en 1586, avec ses automates et son cadran où tournent le soleil, la lune et le zodiaque. Au même moment, l'architecte Heinrich Schickhardt — qu'on surnomme le Léonard du Wurtemberg — plaque sur la vieille maison des marchands, aux pans de bois de 1422, une façade Renaissance et un carillon qui sonne sur la place. Levez les yeux : les aiguilles tournent toujours grâce au rouage de fer forgé d'origine. On regarde ici un morceau de Renaissance resté vivant.# L'ancien hôtel de ville d'EsslingenSur la place d'Esslingen, l'ancien hôtel de ville est un bâtiment à deux visages. D'un côté, un pignon à colombages de 1422, chef-d'œuvre de l'art alémanique du bois ; de l'autre, une façade Renaissance ornée d'une horloge astronomique, ajoutée vers 1586 par Heinrich Schickhardt, le « Léonard du Wurtemberg ». Un bâtiment médiéval que la Renaissance a redessiné pour en faire le symbole d'une ville libre d'Empire.
Ce qu'il faut regarder
Faites le tour de l'édifice. Côté sud et arrière, découvrez le pignon à colombages d'origine, élevé vers 1422 : une structure de bois magnifiquement charpentée, l'un des sommets de l'architecture à pans de bois du sud de l'Allemagne.
Puis revenez sur la place, côté nord, pour la façade Renaissance : un pignon savant, un beffroi et surtout l'horloge astronomique. Approchez-vous : elle n'indique pas seulement l'heure, mais les phases de la lune, la course du soleil, les signes du zodiaque. Chose rare, ses aiguilles et ses automates sont toujours mus par le mécanisme d'origine en fer forgé — c'est la plus ancienne horloge de tour à rouage astronomique encore mue par sa machine première. Un carillon (Glockenspiel) égrène plusieurs fois par jour ses mélodies au-dessus de la place, rassemblant les passants le nez en l'air. Observez les cadrans : l'un donne l'heure, l'autre la position du soleil et de la lune, un troisième la roue du zodiaque — tout le ciel ramené à la hauteur d'une place marchande. Et comparez les deux pignons : la rigueur régulière du pignon Renaissance, au nord, face à l'exubérance charpentée des colombages, au sud. Deux idées du beau se tournent le dos sur un même toit.
Histoire
Le bâtiment naît en 1422 comme maison des marchands et de l'impôt (Steuerhaus) de la ville libre d'Esslingen, en pans de bois. Un siècle et demi plus tard, la cité décide de le transformer en hôtel de ville digne de son rang. Elle confie l'ouvrage à Heinrich Schickhardt (1558-1635), l'architecte des ducs de Wurtemberg, ingénieur et bâtisseur universel surnommé le « Léonard du Wurtemberg ». De 1586 à 1589, Schickhardt dresse, côté place, une façade Renaissance avec son beffroi.
Au même moment, l'horloge est mise en place. L'horloger local Marx Schwarz l'avait commencée ; à sa mort, Jacob Diem, de Tübingen, l'achève en 1586, en l'enrichissant d'un rouage astronomique et de figures animées. Le résultat est un objet unique : une horloge de tour en fer forgé dont la mécanique première fonctionne encore. Schickhardt, lui, ne s'arrêta pas là : au service des ducs de Wurtemberg, il sema dans tout le pays villes neuves (comme Freudenstadt, tracée au cordeau), ponts, canaux et bâtiments publics — un ingénieur-architecte universel, le « Léonard du Wurtemberg ». L'ancien hôtel de ville d'Esslingen reste l'un des emblèmes de la cité, et l'un de ses chantiers les plus visités.
Symboles et secrets
L'hôtel de ville dit l'orgueil d'une ville libre. Plaquer une façade Renaissance et une horloge savante sur une vieille maison de bois, ce n'est pas seulement se moderniser : c'est afficher la maîtrise du temps, de la science, du cosmos — attributs d'une cité qui se gouverne elle-même. L'horloge astronomique, lisant les cieux au-dessus du marché, est un manifeste : ici, la raison et la mesure règnent. Et le contraste des deux faces — bois médiéval, pierre et métal Renaissance — raconte en une seule bâtisse le passage d'un monde à l'autre.
Pourquoi ce monument compte
Parce qu'il réunit, dans un même édifice, l'apogée de l'art du colombage médiéval et l'une des plus remarquables horloges astronomiques de la Renaissance allemande, encore animée par son mécanisme d'origine. C'est un rare témoin vivant : un temps Renaissance qui tourne toujours, chaque jour, au-dessus d'une place.
Histoire
Le bâtiment naît en 1422 comme maison des marchands et de l'impôt (Steuerhaus) de la ville libre d'Esslingen, en pans de bois. Un siècle et demi plus tard, la cité décide de le transformer en hôtel de ville digne de son rang. Elle confie l'ouvrage à Heinrich Schickhardt (1558-1635), l'architecte des ducs de Wurtemberg, ingénieur et bâtisseur universel surnommé le « Léonard du Wurtemberg ». De 1586 à 1589, Schickhardt dresse, côté place, une façade Renaissance avec son beffroi.
Au même moment, l'horloge est mise en place. L'horloger local Marx Schwarz l'avait commencée ; à sa mort, Jacob Diem, de Tübingen, l'achève en 1586, en l'enrichissant d'un rouage astronomique et de figures animées. Le résultat est un objet unique : une horloge de tour en fer forgé dont la mécanique première fonctionne encore. Schickhardt, lui, ne s'arrêta pas là : au service des ducs de Wurtemberg, il sema dans tout le pays villes neuves (comme Freudenstadt, tracée au cordeau), ponts, canaux et bâtiments publics — un ingénieur-architecte universel, le « Léonard du Wurtemberg ». L'ancien hôtel de ville d'Esslingen reste l'un des emblèmes de la cité, et l'un de ses chantiers les plus visités.
Sources
- 1.Stadt Esslingen am Neckar — Altes Rathaus
- 2.Stiftung Altes Rathaus Esslingen / Historie
- 3.Wikipedia DE « Altes Rathaus (Esslingen am Neckar) »
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
