Cranach, Holbein et l'Europe des visages
Besançon possède l'une des plus passionnantes collections Renaissance de France.
Pourquoi ?
Parce qu'on y voit la Renaissance du Nord : - Lucas Cranach, - Hans Holbein, - portraits germaniques, - précision psychologique, - spiritualité réformée.
Ici, les visages deviennent presque troublants de présence.
Les regards semblent analyser le visiteur autant qu'il les observe.
La Renaissance n'est plus seulement décorative : elle devient introspective.
C'est l'un des meilleurs endroits pour comprendre les différences entre : - Renaissance italienne, - Renaissance française, - Renaissance nordique.
Spécialité Renaissance
Peintures de la Renaissance hispano-comtoise, Cranach, Holbein, Palais Granvelle
Description
L'un des plus anciens musées de France (1694), le musée de Besançon possède une collection exceptionnelle incluant des œuvres de Cranach, Holbein, Bellini et Bronzino. La Franche-Comté espagnole du XVIe siècle (dont Besançon était la capitale) a créé une culture hybride hispano-flamande-française unique ; le musée conserve des peintures liées au Palais Granvelle (1534-1547) et à la cour des Granvelle, serviteurs de Charles Quint.
À voir
Cranach, Holbein et l'Europe des visages
Besançon possède l'une des collections Renaissance les plus passionnantes de France, parce qu'elle regarde vers le Nord : Lucas Cranach, Hans Holbein, portraits germaniques d'une présence troublante. Ici, les visages semblent analyser le visiteur autant qu'il les observe — la Renaissance n'est plus seulement beauté, mais psychologie et spiritualité réformée.
L'héritage des Granvelle
Ce fonds tient à une famille : les Granvelle, ministres tout-puissants de Charles Quint, originaires de la Franche-Comté. Nicolas Perrenot de Granvelle et son fils le cardinal Antoine réunirent au palais Granvelle de Besançon une collection digne d'un prince, dans une région alors terre d'Empire, à la croisée de l'Espagne, des Flandres et de l'Italie.
Un des plus anciens musées de France
Le musée réunit peintures, dessins et archéologie ; son fonds ancien fait dialoguer la Renaissance du Nord et l'Italie, offrant un panorama rare de l'Europe des Habsbourg au XVIe siècle.
Pourquoi le visiter
Parce qu'il donne accès à une Renaissance différente : celle, intense et cérébrale, de l'Empire et de la Réforme, portée par une famille comtoise au service du plus puissant souverain d'Europe.
Histoire
Besançon et la Franche-Comté appartinrent longtemps à l'Empire puis à l'Espagne des Habsbourg, avant leur rattachement à la France sous Louis XIV. Au XVIe siècle, la ville brilla grâce aux Granvelle : Nicolas Perrenot, chancelier de Charles Quint, y bâtit un somptueux palais, et son fils le cardinal Antoine y accumula œuvres et livres. Le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, l'un des plus anciens de France (ses collections publiques remontent au XVIIIe siècle), a hérité d'une partie de cet esprit collectionneur, enrichi de peintures de la Renaissance du Nord — Cranach, Holbein — et d'un riche cabinet de dessins.
Contes, légendes & anecdotes
Le cardinal Antoine de Granvelle fut l'un des plus grands mécènes de son temps : ministre de Charles Quint puis de Philippe II, il protégea Titien, correspondit avec les artistes de toute l'Europe et réunit des collections fabuleuses. Fils d'un forgeron comtois anobli, il incarnait l'ascension nouvelle qu'offrait la Renaissance — celle où le talent et le service de l'État pouvaient élever un homme au sommet du pouvoir. Besançon garde le souvenir de cette famille qui, depuis la Franche-Comté, tint un temps une part de l'Europe.
Collections phares
- Lucas Cranach l'Ancien
- Hans Holbein le Jeune : Portrait de femme
- Giovanni Bellini
- Bronzino et maniérisme florentin
- Collections liées au Palais Granvelle




