
✦ Illustre ✦
Rogier Rogier van der Weyden
peintre
Sur les pas de Rogier Rogier van der Weyden — ses œuvres & ses lieux sur la carte →
Contributions & œuvres
Formé à Tournai, sans doute auprès de Robert Campin, Rogier devient dès 1435 le peintre attitré de Bruxelles, capitale des ducs de Bourgogne. Son art unit la minutie flamande à une puissance dramatique inédite : dans la « Descente de Croix » du Prado, les figures s'agencent comme sur un bas-relief, chaque geste, chaque regard concourant à une même émotion, retenue et bouleversante.


Ses compositions — Vierges tendres, portraits d'une gravité intense, grands retables de la Passion — furent copiées de l'Espagne à l'Allemagne, gravées, imitées, apprises par cœur dans les ateliers. La France conserve à Caen une « Vierge à l'Enfant » où se lit toute sa science : la tendresse maternelle saisie sans mièvrerie, dans une paix grave. Sa manière devint une grammaire universelle du sentiment.
Anecdote mémorable
Sa renommée fut telle qu'une légende le fit voyager à Rome pour le jubilé de 1450 et éblouir l'Italie de son art. Vraie ou non, l'histoire dit l'essentiel : au XVᵉ siècle, la gloire d'un peintre du Nord pouvait rayonner jusqu'au cœur de la péninsule, à rebours du sens qu'on croit toujours unique de la Renaissance.
Influences reçues
L'atelier de Robert Campin (le Maître de Flémalle), dont il hérite le réalisme et le sens du volume, et l'exemple de Jan van Eyck, dont il retient la précision sans en garder la froideur.
Influences exercées
Son pathétique irrigue toute la peinture du Nord — Memling, son élève, en adoucit la formule ; Hans Pleydenwurff et l'école allemande la reprennent ; l'Espagne des Rois Catholiques en fait un modèle. Pendant un siècle, peindre l'émotion, c'est peindre selon Rogier.
Importance historique
Si Van Eyck a donné aux Flamands l'œil — la précision optique, le miroir du réel —, Rogier van der Weyden leur a donné les larmes. Il est le peintre de l'émotion : la douleur contenue, la compassion, le tremblement d'une bouche au bord des pleurs. Sa « Descente de Croix » a fait pleurer l'Europe entière et fixé, pour un siècle, la manière de peindre le chagrin. Nul avant lui n'avait su plier la peinture à ce point aux mouvements de l'âme ; nul, après, n'a pu l'ignorer. Il est, avec Van Eyck, la double racine d'où sort tout l'art du Nord.
Peintures (16)

La Vierge à l'Enfant
v. 1460
📍 Musée des Beaux-Arts de Caen

La Descente de Croix
v.1435

La Vierge à l'Enfant (Madone Duran)
v.1435-38

Triptyque des Sept Sacrements
v.1445-50

La Vierge à l'Enfant
v.1454

Triptyque de sainte Colombe (Columba)
v.1455

La Madeleine lisant (fragment)
v.1438

Triptyque de l'Annonciation (panneau central)
v.1434

Retable de saint Jean
v.1455

Portrait de Philippe de Croÿ
v.1460

Triptyque de Bladelin
v.1445-50

Triptyque de Miraflores
v.1442-45

La Visitation

La Crucifixion (diptyque de l'Escorial)
vers 1460

Le Triptyque Braque
v.1452

Le Jugement dernier (Polyptyque de Beaune)
vers 1445-1450
Monuments associés (3)

Hôtel-Dieu Hospices de Beaune
Beaune (21)
cité — e de la bienfaisance bourguignonne — la couleur de la charité active. **3. Le Retable de Rogier van der Weyden** : dans la chapelle (aujourd'hui dans la salle du retable, accessible avec le billet d'entrée). Un polyptyqu

Hôtel-Dieu de Mâcon
Mâcon (71)
cité — s-Dieu lors des offices. Peinture : le *Retable de l'Annonciation* (Hôtel-Dieu de Beaune, Rogier van der Weyden) — le chef-d'œuvre de la peinture hospitalière médiévale, à 60 km. Architecture : l'Hôtel-Dieu de Beaune (144

Collégiale Notre-Dame de Beaune
Beaune (21)
cité — (Hôtel-Dieu, payant 12€, à voir absolument pour le **Polyptyque du Jugement Dernier** de Rogier van der Weyden) ## Anecdotes & secrets Les **5 tapisseries de la Vie de la Vierge** (vers 1490-1500) sont l'**un des plus
