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Illustre

Maarten van Heemskerck

peintre

Heemskerk, 1498 – Haarlem, 1574·Peintre romaniste de Haarlem, dessinateur des ruines de Rome.·Heemskerk, Hollande·peinture

Contributions & œuvres

Élève de Jan van Scorel, Heemskerck part pour Rome à trente-quatre ans et s'y absorbe dans l'étude des Antiques et des maîtres italiens. Ses dessins des ruines — le Colisée, le Belvédère, les colossales statues, la basilique Saint-Pierre encore en chantier — forment une chronique visuelle inestimable de la Rome de la Renaissance. Rentré à Haarlem, il devient le maître le plus en vue de Hollande : grands retables aux corps sculpturaux, allégories savantes, portraits d'une gravité neuve. La France conserve à Rennes son « Saint Luc peignant la Vierge », sujet cher aux peintres puisque saint Luc est leur patron — Heemskerck y met tout son savoir romain, colonnades, statues et musculatures, comme une profession de foi italienne au cœur des Pays-Bas.

Anecdote mémorable

Avant de partir pour Rome, Heemskerck aurait offert un tableau à la gilde de Saint-Luc de Haarlem en priant qu'on veille sur sa réputation en son absence — précaution d'un homme qui savait qu'un long voyage pouvait faire oublier un artiste. Ses carnets romains, eux, servent aujourd'hui aux archéologues à reconstituer des monuments disparus.

Influences reçues

Son maître Jan van Scorel, déjà revenu d'Italie ; et par-dessus tout Michel-Ange et l'Antique, étudiés sur place durant son long séjour romain.

Influences exercées

Ses gravures, diffusées à des milliers d'exemplaires, répandent l'imagerie savante et allégorique dans toute l'Europe ; il forme le goût romaniste de plusieurs générations néerlandaises.

Importance historique

Maarten van Heemskerck est le Hollandais qui rapporta Rome au Nord. Parti pour la Ville éternelle en 1532, il y passe des années à dessiner fébrilement les ruines antiques, les statues, les chantiers — et ces carnets sont devenus, pour nous, un trésor : la plus précieuse image de la Rome du XVIᵉ siècle, telle qu'elle était avant tant de transformations. De retour, il transpose cette leçon monumentale dans une peinture puissante, musclée, toute nourrie de Michel-Ange. Il incarne cette génération de « romanistes » du Nord qui firent le voyage d'Italie et en revinrent changés.

Peintures (1)