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Illustre

Benozzo Gozzoli

peintre

Florence, v.1421 – Pistoia, 1497·Peintre florentin, maître de la fresque narrative festive.·Florence·peinture

Contributions & œuvres

Après avoir aidé Fra Angelico à Rome et à Orvieto, Gozzoli mène une carrière prolifique en Toscane et en Ombrie. Son chef-d'œuvre est la « Chapelle des Mages » du palais Médicis-Riccardi (1459) : sur trois murs, le cortège des rois mages traverse un paysage idéal, mêlant portraits des Médicis et de leurs hôtes en un défilé somptueux. À Pise, il couvre le Campo Santo d'un immense cycle de l'Ancien Testament (détruit en 1944). La France conserve à Pérouse une « Madone de la ceinture ». Gozzoli est le grand décorateur du bonheur : ses fresques sont des jardins peuplés de figures heureuses.

Anecdote mémorable

Dans le cortège des Mages du palais Médicis, Gozzoli s'est peint lui-même parmi la foule, coiffé d'un bonnet rouge où est inscrit, en lettres d'or, « OPUS BENOTII » — l'œuvre de Benozzo. Un peintre qui signe en se glissant, souriant, dans la plus brillante des processions.

Influences reçues

Fra Angelico, son maître, pour la douceur et la clarté ; le goût du détail précieux du gothique international finissant.

Influences exercées

Son art narratif et festif marque la fresque florentine ; sa Chapelle des Mages reste l'image même du faste médicéen.

Importance historique

Benozzo Gozzoli a peint le plus joyeux cortège de la Renaissance. Sa fresque du « Voyage des Mages », dans la chapelle du palais Médicis à Florence, déploie une cavalcade éblouissante de princes, de pages, de chevaux et de lévriers à travers un paysage de conte — les Médicis eux-mêmes y figurent, en rois mages, au sein d'un printemps éternel. Élève de Fra Angelico, Gozzoli en garde la douceur mais y ajoute le faste, le mouvement, le plaisir du détail mondain. Il est le peintre du bonheur de vivre florentin, celui qui a fait de la piété une fête pour les yeux.

Peintures (1)

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