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Illustre

Quentin Metsys

peintre

Louvain, 1466 – Anvers, 1530·Fondateur de l'école d'Anvers ; maître le plus en vue de la nouvelle capitale artistique des Flandres.·Louvain, Brabant (actif à Anvers)·peinture

Contributions & œuvres

Établi à Anvers vers 1491, Metsys y devient le maître d'une ville en plein essor, nouvelle plaque tournante du commerce européen. Son art marie l'héritage de Van der Weyden et de Van Eyck à des nouveautés venues d'Italie — les têtes grotesques, la construction des espaces, l'attention aux physionomies, qu'il tient peut-être de dessins de Léonard. Ami des humanistes, proche d'Érasme dont il peint un portrait fameux offert à Thomas More, il incarne le peintre lettré de la Renaissance du Nord. La France conserve à Lyon le panneau central d'un triptyque, une « Vierge à l'Enfant entourée d'anges » où la douceur flamande se teinte déjà d'une grâce italienne. Avec lui, Anvers prend le relais de Bruges.

Anecdote mémorable

La légende veut que Metsys ait d'abord été forgeron, et qu'il n'ait pris le pinceau que par amour : épris de la fille d'un peintre, il se serait fait peintre pour l'épouser. On montrait longtemps à Anvers un puits au couvercle de fer forgé, dit de sa main — l'art du feu abandonné pour celui des couleurs.

Influences reçues

Les grands primitifs (Van der Weyden, Van Eyck) et, par l'estampe et le dessin, les recherches italiennes — notamment les têtes grotesques de Léonard de Vinci.

Influences exercées

Il fonde l'école d'Anvers et ouvre la voie au maniérisme anversois ; son mélange de réalisme et d'ironie morale marque toute la peinture de genre à venir.

Importance historique

Quentin Metsys fait le pont entre deux mondes. Héritier des primitifs flamands, il ouvre grand la porte à la Renaissance : l'ironie, l'observation des mœurs, l'écho de Léonard de Vinci entrent chez lui dans la peinture du Nord. Fondateur de l'école d'Anvers — qui va succéder à Bruges comme capitale de l'art flamand —, il unit la minutie de ses aînés à un esprit neuf, tour à tour grave et mordant. On lui doit aussi bien de tendres Vierges que « le Prêteur et sa femme », scène morale d'une acuité toute moderne, ou la célèbre « Duchesse laide », caricature qui inspirera jusqu'aux illustrateurs d'Alice au pays des merveilles.

Peintures (1)

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